Le Bénin pour cette troisième édition du tournoi de l'intégration de l'UEMOA s'en est sorti avec 2 défaites et 1 victoire.
Le Bénin, logé dans dans la poule A en compagnie du Togo, du Niger et de la Guinée Bissau n'a pas pu tirer son épingle du jeu. Favorisé par le tirage au sort avec des adversaires assez jouables, le Bénin est complètement passé à côté se son tournoi. Au vu donc des 3 matchs disputés par les Ecureuils, il convient de tirer les conclusions suivantes.
La prestation des joueurs
Les joueurs béninois dans leur ensemble se sont battus avec leur moyen mais n'ont pas su allier talent et pression. Et pourtant cette sélection serait la composition des meilleurs talents nationaux. Il faut souligner que les béninois ont manqué de réalisme durant tous leurs matchs. Même contre les Guinéens le score aurait pu être plus lourd sans la maladresse des attaquants béninois.
Les joueurs qui ont tiré leur épingle du jeu
Salomon Junior : Très présent, il a véritablement joué à son niveau.
Agbo : absent lors du 1er match, il aura été une bonne révélation côté béninois.
Gérard Adanhounmè : Grosse satisfaction, il aura été énorme dans ses récupérations et relances.
Arnaud Séka : meilleur joueur b éninois du tournoi, il aurait mieux donné si on l'avait mieux utilisé.
Iréké Agonhossou : prestation moyenne de ce joueur dont on attendait mieux.
Mohamed Assan : le meneur de l'ASPAC a été aussi moyen durant le tournoi ; trop individualiste par moment.
Acakpo Comlanvi: il s'est bien débrouillé, seulement qu'il manque d'un peu d'intelligence de jeu.
Les joueurs qui sont passés à côté
Patrice Djokoué : c'est la plus grosse déception de ce tournoi ; ce joueur appelé plusieurs fois déjà avec la sélection A et autrefois très apprécié par Michel Dussuyer a étalé ses carences à chacune de ses présneces sur le tearrain.
Cédric Coréa : ayant fait une bonne entrée lors du 1er match, il aura été trop moyen bien que n'ayant pas été aussi passif que son prédécesseur.
Djamal Fassassi : on attendait beaucoup plus de lui mais il aura été l'ombre de lui-même.
Hyacinthe : l'attaquant de l'ASPAC n'a pas convaincu dans ce tournoi.
Sidouane Oussou : une seule apparition, sorti sur blessure, il aurait pu se donner une nouvelle chance mais il n'est pas revenu dans la compétition après le 1er échec .
Bézo Yaovi : on croyait au miracle lors du dernier match disputé par le meilleur buteur de la ligue 1 bénioise ; 2è grosse déception.
Fassinou : il aura surpris plus d'un pour sa médoocre prestation ; certains obesvateurs disent l'avoir méconnu.
Valère Amoussou : Pas rassurant dans les buts, c'est la 3è grosse déception du tournoi.
Jonas Bidé : le vétérant gardien béninoi doit prendre sa retraite internationale.
Le coaching
Fortuné Glèlè a tout simplement montré ses limites de sélectionneur. Pour la 1ère sortie des Ecureuils il est responsable à part entière de cette contre-performance. Sinon comment comprendre qu'il laisse sur le banc ses meilleurs éléments (Noel Séka, Agbo, Adanhounmè...) préférant en faire des jokers ?
La 2è grave erreur soulignée concerne le 3è match face au Niger. Le coach a positionné Noel Séka, un joueur assez explosit à qui on doit faire touche beaucoup de ballon. Avec sa trop petite taille, le joueur sera absorbé par les gros gabarits nigériens. Avec ses quelques décalages sur le côté, le jeu s'animera un peu.
Le 3è élément qui vient confirmer que la plupart des entraîneurs nationaux n'ont pas le niveau des expatriés se rapporte aux déclarations de Fortuné Glèlè qui, en conférence de presse affirme : « je n'ai pas fait venir des joueurs en sélection pour qu'il reste sur le banc de touche ; tous les joueurs doivent jouer, si vous êtes bon vous restez sinon vous partez » ; sans commentaire...